Nous sommes déjà fin janvier. Je n’arrive plus à suivre le temps qui passe….

 

Pourtant, je l’attendais avec impatience ce fin janvier. Depuis le 21 décembre de l’année dernière j’attendais cette fin du mois de janvier.

 

Depuis ce moment là je sais que cet article va être le dernier que j’écrirai au sujet de mon travail à l‘armée.

C’est la dernière fois que je me plaindrai de mon travail à l’armée.

Parce que le travail à l’armée, dans 3 mois il y aura plus.

 

J’ai trouvé un nouveau job et j’en suis ravie. Depuis 1 année que je cherche, j’ai trouvé.

 

En une année j’ai fait 7 postulations. Toutes ces postulations ont été des postulations réfléchies. J’avais certains critères que je n’aurai jamais lâchés.

 

Un de mes critères étaient de travailler à nouveau dans une équipe de soins.

Je suis très seule dans mon travail, je dois prendre beaucoup de décisions. Et à cause de supérieurs, qui malheureusement sont d’une incompétence invraisemblable, je n’ai aucun soutient. Si j’avais été un peu soutenue, mon travail aurait été beaucoup plus facile.

Dans une équipe de soins, avec une cheffe compétente qui est formée dans les soins je peux avoir ce soutient là.

 

Incompétences

 

Mon 2ème critère était de retourner dans un lieu ou je suis reconnue en tant que tel.

Je ne veux pas me lancer des fleurs, mais j’ai toujours travaillé, j’ai fait plusieurs formations, mon métier je le connais bien. Ca veut dire pour arriver au niveau de compétences que j’ai actuellement, j’ai du travailler, ce n’est pas arrivé tout seul. J’ai fait 2 formations en post – grade, ou je bossais à 100% la journée et j’étudiais mes cours le soir et pendant les congés. J’ai toujours aimé faire ça, je ne m’en plains pas. Mais un minimum de reconnaissance me semble évident, qu’elle soit pécuniaire ou autrement.

 L’armée suisse ne reconnait pas nos diplômes. L’armée suisse veut jouer dans la cour des grands, mais n’a pas les compétences pour y être.

 

Chef

 

Nous avons dans nos infirmiers des personnes qui travaillent à l’armée suisse depuis des lustres. Ils ont le badge, la fonction et la nomination d’infirmiers. Ils gagnent le même salaire que moi. Sauf qu’ils n’ont aucun diplôme.

Ce sont des personnes qui ont été formés sur le tas il y a bien des années en arrière. Ces gens là, au civil, dans un hôpital ils travaillerait comme simple aide, puisqu’ils n’ont aucun diplôme. Je pense qu’aujourd’hui, ils ne seraient même pas engagés en tant qu’aide infirmiers.

 

Et ces personnes gagnent le même salaire que moi. Ils occupent des fonctions d’infirmiers – chefs sans aucun diplôme infirmier. Mon chef travaillait sur des chantiers. Il a été engagé dans l’armée suisse il y a bien des années, aujourd’hui il est chef de toute une région. Ca veut dire 4 infirmeries et 10 personnes à gérer. C’est lui qui fait des engagements, qui s’occupe de gérer des conflits etc etc. Sauf qu’il n’a aucune compétence dans ces domaines. Donc on se retrouve à devoir travailler avec des gens qui n’ont pas le bagage pour travailler dans un lieu comme celui – ci. Lors de conflits, comme il déteste ça, il s’en va, tout simplement.

En septembre dernier il a osé me dire que si je n’étais pas contente, je pouvais m’en aller. Un vrai chef ne dit pas ça.

N’empêche que, l’autre jour quand je lui ai dit que je partais, il était bien surpris.

 

Hôpital

 

Donc je retourne à mes premiers amours, l’hôpital.

Je retourne à l’hôpital pour soigner des vrais patients, pour réfléchir à la mise en place de concepts de soins, pour m’épanouir dans ce que j’aime : soigner des malades.

 

Donc à l’armée suisse je lève mon majeur et je leur dis :

 

Phoque you