Je suis quelqu’un qui fixe les gens dans les yeux lorsque je les rencontre. C’est une habitude et j’aime voir qui j’ai en face de moi. Mon regard est neutre, bienveillant et c’est vraiment fait pour se saluer mutuellement.

Je suis plutôt quelqu’un de terre à terre, j’aime ce qui est concret et tangible, d’où ma manière directe d’approcher les gens. Je ne suis en aucun cas quelqu’un de timide, surtout pas au premier abord. J’ai un premier contact très facile, c’est un de mes points fort.

Je croise  des personnes qui sont tout aussi directes que moi et je croise d’autres personnes qui sont à l’opposé de moi. On y ajoute encore une poignée de main franche et le tour est joué. Il ne faut pas oublier, je travaille dans un milieu exclusivement masculin, donc ce n’est pas l’endroit où on se fait des bisous et des papouilles.

Ça c’est ma vision de la chose.

 

Yeux gris

Jusqu’à l’autre jour où toutes mes convictions se sont envolées en 2 – 3 mouvements. J’ai cru que j’allais m’évanouir.

Non, on ne m’a pas collé des becs sur les joues, mais je pense que c’est une des première fois dans ma vie que j’ai senti le sol se dérober sous mes pieds. Jamais je ne me serais imaginée que ça puisse m’arriver un jour.

Je le connais depuis plusieurs mois et effectivement, je m’étais dit qu’il était bel homme, mais sans plus. Je l’ai eu croisé comme ça, en vitesse, mais de loin.

Et l’autre jour, tout d’un coup je le croise dans un des corridors. Il me fixe, il me sourit et me salue. Premier électrochoc, mais encore en douceur. Ça fait 6 mois qu’il bosse là, c’est la première fois que je le croise dans les corridors.

Le lendemain, rebelote. Nouvelle rencontre dans le corridor. Rebelote regard direct, sourire. Renouveau électrochoc, toujours en douceur.

Deux jours après réunion avec les grands patrons de mon lieu de travail. Help, il est aussi là. Je me retrouve assise en face de lui. Et là, je me prends un électrochoc en pleine poire. Je n’ai jamais vu des yeux pareils. Lorsque je parle il me fixe. Il écoute, il analyse. J’ose à peine le regarder tellement je me sens troublée. J’ai des bouffées d’angoisse tellement j’ai peur qu’il se rende compte de mon état.

ciel nuageux

Il a les yeux gris, d’un gris profond, comme le ciel quand il est nuageux. Ses mains sont magnifiquement fines, avec des doigts longs et fins. Ses cheveux châtain sont parsemés de quelques cheveux blancs. Son sourire est sincère, franc.

Lorsqu’il me dit au revoir , il plante son regard dans le mien. Je suis tellement troublée que je regarde ailleurs.

 

Coup de foudre

Arrive le premier apéro de fin d’année. Il est à une table, je suis à une autre table. Je l’évite toute la soirée. Il me fais un tel effet que je ne peux pas assumer les émotions qu’il réveille en moi.

Arrive le deuxième apéro de fin d’année. Nous n’arrêtons pas de nous tourner  autour, Il est ou je suis, je le vois dans mon angle mort. Il repart un peu plus loin, il revient. Je repars un peu plus loin, je reviens. Il y a des gens partout, il discute avec ces gens, je discute avec ces gens.

Enfin il arrive à se poser à ma petite table. On se regarde continuellement. On discute avec nos voisins, il y a tellement de monde que nous n’arrivons pas à se rapprocher l’un de l’autre.

Les gens commencent à partir, il arrive à s’approcher un peu. Nous ne sommes plus que 4. Et enfin nous pouvons parler. Je suis tellement troublée que je ne parle que de travail. Il est dans l’écoute, son discours reste professionnel, son comportement dit tout autre chose. Nous nous rapprochons physiquement, nous nous sourions bêtement, nous nous regardons droit dans les yeux….

Les 2 autres qui sont avec nous décident de nous coller et de ne surtout pas nous lâcher…..

Nous serons les derniers à partir, lui, moi et les 2 autres.

J’ai croisé une connaissance 2 jours après qui me dit : » Tu es resplendissante…. « 

Tu m’étonnes, tiens….