Aujourd’hui c’est jour de fête. C’est jour de fête pour plusieurs raisons.

 

La première c’est que, apparemment, l’été est terminé. Nous avons eu notre dernière journée de chaud hier et aujourd’hui il devrait pleuvoir. Mais surtout, les températures devraient chuter.

 

Orage

 

Effectivement, le ciel est déjà tout couvert, il fait un peu plus frais. Heureusement, parce que je ne supportais plus ce chaud, le week end dernier j’étais liquéfiée, je n’en pouvais plus. Pas un brin d’air, j’ai très mal dormi, désagréable quoi.

Donc aujourd’hui la pluie arrive, avec une sacrée chute des températures. On verra, pour le moment on n’y est pas encore.

 

La 2ème raison du jour de fête d’aujourd’hui c’est que ça fait 1 année que j’ai arrêté de fumer, pile – poil une année.

Il y a une année j’avais justement un objectif en tête, aller à New York en tant que non – fumeuse. Mon objectif est atteint.

 

Arrêter de fumer 1

 

Je suis vraiment contente d’avoir arrêté. On me demande très souvent si je me sens mieux physiquement. Je trouve difficile de répondre à cette question, parce que la problématique de la cigarette est essentiellement la dépendance qu’on a envers le produit, en tous les cas pour moi.

 

Bien entendu, il me semble que je respire plus librement. J’ai récupéré des odeurs et des goûts que je n’avais pas. Mais ce n’est pas forcément du positif pour moi.

 

Je ne supporte plus certaines odeurs. Je suis une ex – fumeuse extrêmement chiante, ne supportant plus du tout l’odeur de la cigarette. Vraiment, ça me coupe le souffle et ça me dérange profondément.

Je ne supporte plus certaines odeurs corporelles, Vu le métier que je fais, c’est vraiment dérangeant si le patient s’aperçoit que j’ai du mal à supporter une odeur de plaie ou de pieds.

 

Arrêter de fumer 2

 

Avec les gouts j’ai beaucoup de peine aussi. Pendant plusieurs mois je n’ai pu avaler un seul fruit parce que c’était toujours trop acide. Encore aujourd’hui il y a des pommes que je ne peux pas manger. Tout est exacerbé dans les goûts, tout d’un coup c’est trop sucré, trop salé, trop acide.

 

Mais malgré tout ça je suis contente d’avoir vaincue ma dépendance, car dépendante je l’étais.

Encore aujourd’hui, j’ai par moment des envies de fumer. Et ce qui est intéressent c’est que je vois vraiment le procédé de la dépendance dans la tête.

Ce n’est pas dans mes mains ou au niveau de ma bouche que j’ai envie de fumer quand ça me prend. Mais c’est vraiment une idée, un procédé dans ma tête.

L’idée arrive, tout d’un coup on a envie de fumer, mais elle repart. Au début, je pense que ça arrive des centaines de fois par jours, c’est vraiment tout le temps.

Au bout d’une année je peux dire que c’est environ 5 fois par semaine que ça me prend, mais juste quelques secondes. Et ensuite l’idée s’en va.

 

Pour moi c’était un gros morceau d’arrêter de fumer. Je n’étais vraiment pas certaine de pouvoir tenir. Aujourd’hui je peux dire que je n’ai plus envie de recommencer à fumer.

C’était tellement difficile d’arrêter que je n’ai plus aucune envie de repasse par là.