seins

 

Au fond, ces mammographies sont vraiment incroyables.

 

L’idée de trouver une tumeur au sein par ce biais me paraît absolument ingénieux.

Après il y a d’autres trucs que j’aime moins.

 

La première chose c’est que je ne comprends pas pourquoi les cancers du sein ont autant augmentés. Certainement parce que aujourd’hui nous avons les moyens de les trouver. C’est un premier truc.

 

Mais est ce que nos grands - mères en avaient autant que nous en avons aujourd’hui ? Je n’en suis pas si sûre.

 

Ce dont je suis sûre c’est que notre façon d’appréhender la vie a changé. Le stress, notre façon de traverser ces quelques années sur terre sont bien différents que nos grands – mères. J’en suis persuadée.

 

Un autre truc qui m’a fait réfléchir l’autre jour c’est la prise en charge des patientes pendant ces mammographies. Une infirmière patiente c’est toujours quelqu’un de pénible, je sais. Elle voit des choses que les patientes non – infirmières ne voient pas.

 

J’ai des principes de base dans mon métier, des principes que j’applique depuis toujours.

La première chose est la pudeur, la deuxième est la façon que j’ai d’expliquer de quelle manière je me prends pour faire tel ou tel examen.

 

L’autre jour 2 choses m’ont vraiment frappés.

 

La technicienne en radiologie, une charmante jeune fille portugaise (je l’ai perçu à son accent) finissait systématiquement ses phrases avec un « d’accord ? »

« Vous vous déshabillez, Madame et ensuite je vous explique comment ça se passe, d’accord ? »

En gentille patiente j’ai toujours dit oui.

 

Mais si je n’avais pas été d’accord ? Elle aurait fait quoi ?

Le 2ème truc qui m’a bien plus dérangé que son éternel « d’accord » a été qu’elle a commencé par me demander de me déshabiller. Et c’est seulement ensuite qu’elle m’a fait remplir un questionnaire et  m’a expliqué la procédure.

 

Donc j’étais le haut du corps à l’air, à remplir un formulaire et écouter ce qu’elle me dit.

 

Imaginez vous, vous avez votre pantalon, votre jupe, mais vos seins sont à l’air (pour les hommes, imaginez vous avec votre chemise, vos chaussettes et votre cul à l’air)

C’est juste très désagréable, surtout que les seins de vos 20 ans ont disparus, se sont envolés dans la nature, ont été irradiés de la surface de la terre.

 

Je me suis vraiment sentie gênée, terriblement gênée. Je suis quelqu’un de pudique, effectivement. Peut être j’en fais trop, effectivement. Mais ça m’a vraiment dérangé.

 

Enfin, bref, toutes ces choses me signalent juste que le temps passe.

 

Rubynessa, tu prends de l’âge…..