licenciement

 

Il y a 2 semaines, au travail, j’avais décidé pendant la pause de midi de lire le journal de la région.

Je ne le fais pas tous les jours, parfois je n’ai pas le temps.

Mais ce jour là j’avais décidé de le lire.

 

J’ouvre mon journal, je passe les premières pages et là je tombe sur une page avec des photos de mon lieu de travail, la caserne dans laquelle je travaille.

 

Je lis l’article qui me scotche à ma chaise. Ils parlent de fermeture d’une 12ène de casernes en Suisse, dont la notre. Apparemment l’armée doit faire des économies, donc ça passe par la fermeture de casernes. La décision tombera à la fin de l’année.

 

Fermer des casernes veut dire licencier des gens. Il n’y a pas que moi qui travaille comme professionnelle dans cet endroit. Il y a pleins d’autres gens. Et ils parlent de 12 casernes, dans chaque caserne il y a des professionnels.

 

Enfin, bref, ni une, ni deux, j’envoie un mail à ma toute grande cheffe qui travaille dans notre capitale.

 

J’appelle mon chef de région et nous avons une longue discussion. Lui non plus n’est pas au courant de cette histoire.

 

Ma collègue n’est pas là, c’est vendredi, Madame a congé tous les vendredis. Cette fille je ne la porte vraiment pas dans mon cœur, mais pour la paix du ménage, puisque nous travaillons ensemble, j’essaie d’être le plus correcte et le plus juste possible avec elle.

 

Le lundi suivant je mets au courant ma collègue, je lui avais gardé l’article. Mon chef de région envoie l’article à la grande cheffe de Berne qui le réclame pour en parler avec le tout grand médecin chef de l’armée. 

 

Tout le monde nous dit de ne pas nous inquiéter et d’attendre que nos chefs dénouent la situation.

 

Ma collègue me fait des grandes théories en me disant qu’elle n’y croit pas du tout à cette fermeture, que ce ne sont que des ragots.

 

Une semaine se passe, toujours pas de nouvelle de la grande cheffe de Berne.

 

Par contre, ma collègue me prend de cours en écrivant à la grande cheffe qu’elle veut la place d’une de nos collègues qui part à la retraite fin 2014 et qui travaille dans une caserne de notre région.

 

Elle me dit « J’ai envie de changement, j’ai écrit à Berne pour avoir la place à Brigitte quand elle partira à la retraite. »

 

Cette fille se prostituerait pour obtenir ce qu’elle veut.

 

Ca c’était il y a une semaine.

Mardi dernier je suis partie 2 jours en cours et ensuite on a eu le long congé.

 

On verra demain si quelque chose à été décidé.